Le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l’urgence de réussir la transformation du secteur agricole comme condition essentielle à la mise en œuvre du Plan Sénégal 2050. S’exprimant sur les priorités économiques du gouvernement, il a insisté sur le rôle central de l’agriculture dans la souveraineté alimentaire, la création d’emplois et la croissance inclusive.
Selon le chef du gouvernement, cette ambition passe par une révision en profondeur de la politique agricole nationale, notamment en ce qui concerne le système de subventions, les mécanismes de commercialisation et l’accès au foncier. « Pour réussir notre transformation à l’horizon 2050, il nous faut fondamentalement réussir notre agriculture », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, Ousmane Sonko a annoncé la mise en place prochaine d’un comité chargé d’élaborer une nouvelle politique agricole. Ce cadre de réflexion devra formuler des propositions concrètes dans un délai d’un an, avec pour objectif une mise en œuvre dès la prochaine campagne agricole.
Le Premier ministre a précisé que cette réforme se veut inclusive et participative. Elle devra prendre en compte les préoccupations des producteurs, des opérateurs chargés de la commercialisation, des institutions financières impliquées dans le financement du secteur, ainsi que des structures publiques d’accompagnement.
Par ailleurs, il a mis en avant l’importance des initiatives privées dans la dynamique de transformation agricole. Selon lui, la combinaison des efforts du secteur privé avec une politique publique adaptée constitue un levier déterminant pour améliorer les performances du secteur.
Cette annonce intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises cherchent à renforcer la résilience du secteur agricole face aux défis climatiques et économiques, tout en posant les bases d’un modèle plus productif et durable.
Yanda Sow
